Protection de l'Ours et de son habitat > Le FAPAS veut introduire deux jeunes ourses subadultes en Navarre

Publié le 22/12/2011

Le FAPAS  a demandé au  Gouvernement de Navarre l’autorisation de libérer deux ourses sur leur territoire

Le FIEP Groupe ours Pyrénées soutient cette initiative, alors que les Gouvernements de Navarre et d'Aragon n'ont pas encore répondu à la demande de renforcement sur son territoire déposée par sept associations espagnoles et le FIEP en juillet 2011.

 

 

Communiqué du FAPAS

La situation désespérée que connaît la conservation de l’ours brun dans le noyau occidental des Pyrénées oblige à réintroduire de nouveaux individus qui permettront de renouer avec la reproduction de l’espèce.

A l’heure actuelle, seulement deux mâles occupent ces territoires, à cheval entre la France et l’Espagne. L’absence de femelles conditionne la viabilité de la restauration de l’espèce.

La dernière ourse connue sur l’aire occidentale était Cannelle, abattue par des chasseurs français en 2004 alors qu’elle élevait un ourson. Maintenant cet ourson, né de la dernière ourse autochtone pyrénéenne et d’un mâle provenant des exemplaires lâchés dans la partie centrale des Pyrénées, occupe les territoires français et espagnols, en compagnie de son père Néré.

Sept années ont passé depuis la mort de la dernière ourse et, cependant, aucune mesure concrète n’a été prise pour restaurer l’espèce dans ce secteur des Pyrénées. Les tentatives de réintroduction d’ourses sur le versant français des Pyrénées occidentales ont été stoppées par le Gouvernement français à plusieurs reprises. 

A l’heure actuelle, le gouvernement espagnol a présenté un projet Life à l’Union européenne pour réintroduire des ours dans les Pyrénées.

Au cours des derniers mois, le ministère de lenvironnement espagnol a négocié avec les gouvernements régionaux pour traiter ces renforcements.

Les ours viendraient de la population viable des Monts Cantabriques, selon la négociation du Ministère avec le précédent gouvernement régional des Asturies. Mais actuellement, le nouveau gouvernement régional, dont l'appartenance politique correspond au nouveau parti régionaliste  FORO, a refusé la possibilité que les Asturies cèdent des ourses pour ce projet dont le budget total atteint 14 millions d’euros.

 30.000 euros pour la réintroduction de deux ourses

Face à cette situation qui enlève la possibilité de renforcement avec des ours provenant des monts cantabriques, le FAPAS a demandé au Gouvernement de Navarre l’autorisation de lâcher deux ourses âgées de 12 à 16 mois. Elles proviendraient de Croatie ou de Slovénie, pays dont les populations d’ours sont génétiquement compatibles avec la population actuelle d’ours dans les Pyrénées, provenant dans sa quasi-totalité de réintroductions antérieures.

Le coût de ce renforcement s’éléverait à 30 000 euros et serait entièrement assumé par le FAPAS.

Le lâcher de ces exemplaires sub adultes serait basé sur les expériences menées avec succès dans les Asturies avec le retour à la nature de deux jeunes ourses qui avaient été recuellies blessées, et qui après avoir été soignées de  leurs blessures, avaient été rendues à leur milieu naturel avec un succès total.

Le cas de Villarina, une jeune ourse recueillie blessée sur une route en juin 2008 a marqué une étape dans les techniques de récupération de l’ours brun. Rendue à son milieu naturel après plusieurs mois en captivité, son adaptation au milieu a été totale. Cette année, elle a  même été vue en compagnie de mâles et l’on attend pour 2012 sa première reproduction.

 

Villarina : à gauche récemment relâchée dans la nature en novembre 2008 et à droite en septembre 2011 (Photos FAPAS).

Plus récemment, une autre jeune ourse, Lara, a également été rendue à la nature avec succès, après avoir été soignée de ses graves blessures.

La technique appliquée dans les Asturies pour la réintroduction d’ours est simple, économique et très efficace. Elle permet aux ours de s’adapter à un territoire qu’ils ne connaissent pas, de maintenir toutes leurs habitudes naturelles et leur instinct, spécialement celui de s’éloigner des activités humaines, bien que les territoires où elles ont été lâchées soient, comme dans tous les Monts Cantabriques, très humanisés. 

 Si finalement le Gouvernement de Navarre autorise ce renforcement, les ourses seraient lâchées en 2012-2013

 Pour plus de renseignements, contact :

Roberto Hartasánchez

Président du FAPAS- Ctra. AS 228 33115 Tuñón ASTURIAS

00 34 608782351

www.fapas.es

 

Cet article fait partie du sujet : Protection et avenir de l'ours

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