Protection de l'Ours et de son habitat > Une délégation de Cap Ours à la commission européenne

Publié le 18/09/2015

Ségolène Royal tiendrait-elle un double discours ?
Une délégation de Cap Ours composée du FIEP, Pays de l'Ours Adet, Ferus accompagnée de Pascal Durand, député européen a rencontré plusieurs membres de la Commission Européenne afin de réactiver les plaintes associatives qui ont conduit à la mise en demeure de l'Etat français en novembre 2012.
Dans "La suite du texte" le communiqué de presse de la délégation et un dossier de contexte.

  

 
En délégation de Cap Ours (Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours)
Communiqué de presse

Protection de l’ours : 
Ségolène Royal tiendrait-elle un double discours ?

Quelle ne fut pas la surprise de la délégation Cap Ours en visite le 14 septembre à la Commission Européenne d’apprendre que Ségolène Royal leur avait fait part de « sa volonté forte d’avancer rapidement sur le dossier Ours » !
Pourtant, rien n’a avancé depuis la mise en demeure de la France en novembre 2012, et pas davantage depuis l’arrivée de Ségolène Royal au Ministère de l’Ecologie.
Au contraire, elle s’est empressée d’accorder un premier puis un second délai supplémentaire au Comité de Massif pour lui faire des propositions, repoussant ainsi aux calendes grecques une démarche qui accumulait déjà 2 ans de retard !

Nos associations ont ainsi démontré aux responsables de la Commission non seulement le double-discours de la Ministre, mais aussi le jeu de dupes du Comité de Massif qui dévoie les propositions d’un groupe de travail sur l’ours qu’il a lui-même créé puis boycotté (les élus, représentants des chasseurs et des agriculteurs, majoritaires, ont refusé de prendre part aux discussions).

Nous avons donc réactivé les plaintes déposées auprès de l’Europe pour les manquements de la France vis-à-vis de la conservation de cette espèce. 

Constatant avec nous la présence de deux populations d’ours distinctes dans les Pyrénées, la Commission a confirmé l’urgence de lâchers des femelles dans la population occidentale composée de deux mâles dont l’un âgé de 18 ans. 
Si rien n’est fait rapidement cette population finira de disparaître à court terme.
De même, la population d’ours des Pyrénées Centrales n’est toujours pas viable. Il ne manque certes que quelques lâchers pour y parvenir, mais ils sont indispensables pour pallier la menace de consanguinité.
L’ours brun,  espèce dite « prioritaire » pour l’Europe, reste « en danger critique d’extinction » en France selon l’UICN. 

Si la Ministre est sincère dans son intention  « forte d’avancer rapidement », elle ne peut que constater l’impasse d’avoir confié ce dossier au Comité de Massif des Pyrénées et reprendre la main sur un dossier qui reste de sa responsabilité.

Délégation Cap Ours composée de Ferus, FIEP Groupe Ours Pyrénées, Pays de l’Ours-Adet accompagnée de Pascal Durand, député européen.

Cet article fait partie du sujet : Actions associatives communes pour l'ours

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