Programme Pastoralisme > Communiqué du FIEP

Publié le 09/10/2019

Le FIEP n'est absolument pas d'accord avec l'Etat sur la surenchère des indemnisations de dommages d'Ours

Suite à sa mise en cause hier, à Bedous, par des éleveurs anti ours qui ont voulu rendre l’indemnisation d’un dommage d’ours au Parc national, le FIEP Groupe ours Pyrénées tient à préciser qu’il n’est absolument pas d’accord avec l’augmentation démesurée des barèmes d’indemnisation de l’Etat, suite à un dommage dus aux prédateurs. La suite du communiqué dans "La suite du texte"

Suite à sa mise en cause hier, à Bedous, par des éleveurs anti ours qui ont voulu rendre l’indemnisation d’un dommage d’ours au Parc national, le FIEP Groupe ours Pyrénées tient à préciser qu’il n’est absolument pas d’accord avec l’augmentation démesurée des barèmes d’indemnisation de l’Etat, suite à un dommage dus aux prédateurs.
Le FIEP comme les autres associations mises en cause sur un facsimilé de chèque géant brandi par les éleveurs n’a jamais demandé à l’Etat, bien au contraire, d’« acheter » la cohabitation avec l’ours par de l’argent du contribuable.
Certes, il est à l’origine, en 1979, de l’indemnité de dérangement versée au berger, lors d’une attaque, pour compenser le temps perdu, en plus du prix de la bête et du manque à gagner. C’est légitime. Mais il faut payer le juste prix, établi en concertation avec la profession, pour les véritables dégâts d’ours et pas pour d’autres mortalités.
Dans le barème antérieur, cela représentait 370€ pour une attaque à une brebis. Ce montant pouvait être augmenté si l’animal était d’un patrimoine génétique particulier.
Les barèmes étaient revus, tous les ans, par l’Etat après consultation des chambres d’agriculture, en se basant sur les prix des marchés. Pourquoi changer un système qui fonctionnait ?
En juillet 2019, les ministères de l’écologie et l’agriculture ont décidé d’appliquer à l’ours les montants des indemnisations appliqués aux dommages des loups alors que cela n’a rien à voir ni en quantité ni en fréquence.
On est donc passé pour une brebis de 370 à 1220€ dans le cas présent.
Pour nos associations, c’est excessif, et cela peut avoir des effets pervers, en incitant les éleveurs à déclarer des mortalités de cause indéterminée afin de bénéficier de cette « assurance ». L’Etat, voulant calmer les éleveurs ariégeois qui gardent peu leurs troupeaux a mis en place un système qui aboutit à l’inverse de la cohabitation élevage-ours ou loup. Non seulement nous ne sommes pas à l’origine de cette démagogie mais nous avons présenté un recours vis-à-vis de cet arrêté ministériel.
                                      FIEP- Groupe Ours Pyrénées

Cet article fait partie du sujet : Dégâts d'ours

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